samedi 30 avril 2016

Loi travail : double peine pour les femmes !



On continue à lutter contre la loi travail pour ce 1er mai à Lyon.

Rendez-vous Place Jean Macé à 10H30

Et voici le tract produit par le Planning Familial 69.


Pour la diffusion, un point de rendez-vous est prévu en cours de manif : à 12H15 vers l’Hôtel-Dieu.

La future loi travail est lourde de menaces pour les salarié.e.s, mais elle risque de pénaliser avant tout les femmes. Les femmes connaissent davantage les situations professionnelles précaires : le taux de féminisation du temps partiel atteint les 80%. Elles sont confrontées très souvent aux horaires fragmentés, décalés et aux faibles rémunérations. Les deux tiers des travailleurs à bas salaires sont des femmes !

Le temps de travail est la première cause de discrimination entre les femmes et les hommes.  Les temps partiels subis sont une cause importante de l’inégalité salariale et de la précarité du travail. Souvent imposés aux femmes ils sont accompagnés de conditions de travail dégradées. Les temps partiels subis s’accompagnent d’amplitudes horaires importantes, du travail de nuit et du dimanche et d’une flexibilité accrue, de salaires au rabais et de retraites de misère.

Ce que prévoit la loi :

·        La flexibilité du temps de travail une des principales attaques contre les femmes de la loi El Khomri. Temps de travail, salaire, mobilité « modulables » selon le bon vouloir des employeurs, dans le cadre de « l’élargissement des accords de compétitivité ». L’adaptation à ces nouvelles contraintes est rendue plus difficile pour les femmes, qui, majoritairement encore, gèrent le travail domestique et la vie familiale.
·        Risque de licenciement plus grand. La loi prévoit qu’un.e salarié.e qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié.e. Les femmes qui ont moins de possibilité d’adaptation dans leur travail seront les premières menacées.
·        Heures complémentaires ou supplémentaires moins bien payées. Cette mesure concerne principalement les temps partiels… occupés à 80% par les femmes.
·        Droit à l’égalité professionnelle méprisé. La situation française reste fortement inégalitaire. Tous temps de travail confondus, les hommes gagnent 23,5% de plus que les femmes. Cette inégalité n’est pas prise en compte par la loi… malgré ce qu’affirme le préambule : « l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes doit être respectée »
·        Pénibilité des métiers dits « féminins » peu prise en compte. Les femmes occupent 62% des métiers considérés comme « non qualifiés » (caissières, vendeuses, nettoyage, aide à la personne…). La loi qui fractionne les heures de repos et transforme la visite médicale d’embauche en une visite d’information ne tient pas compte des inégalités liées au genre.
·        Mobilisation difficile. Contrats précaires, menaces de licenciement : les femmes ne peuvent porter haut et fort leurs revendications.
·        Les salarié.e.s travaillant à temps partiel et étant rémunéré.e.s avec un salaire partiel devront être à la disposition de leur employeur à temps plein ! La diminution du délai de prévenance en cas de changement d’horaires est aujourd’hui de 7 jours, le projet de loi prévoit que les changements d’horaires des salarié.e.s à temps partiel soient possibles dans un délai de prévenance de 3 jours !

Le gouvernement brandit la menace du chômage pour imposer ces mesures restrictives en matière de travail : le plus important n’est-il pas d’avoir un travail… même s’il s’agit d’un métier dévalorisé, avec un salaire de misère et des horaires incompatibles avec toute vie personnelle ou familiale.

Faciliter les licenciements et supprimer des protections aux salarié.e.s ne résoudront pas le problème du chômage.
Contraindre les femmes à toujours plus de précarité ne les fera pas avancer vers l’égalité professionnelle et la prise en compte de leurs droits. Au contraire, avec l’augmentation et la flexibilité accrue du temps de travail, le gouvernement condamne les femmes à vivre pour travailler et dans des conditions de travail déplorables.

Pas de régression sociale
 Pour une société plus juste et égalitaire :
Non à la Loi El KHOMRI et à son monde !

Retrait du projet de loi
QUI BAFOUE  LES DROITS DES SALARIE.E.S !

Planning Familial 69