lundi 4 mars 2013

Ecrans mixtes, lancement de la 3ème édition





C'est parti pour une nouvelle édition du festival Ecrans Mixtes. "Sweet Transvestite" en est l'intitulé cette année. Vieux films, avant-premières, documentaires, débats, expos et soirées : un festival multiforme pour questionner le genre et fêter les sexualités. 

Pour découvrir toute la programmation : rendez-vous sur le site www.festival-em.org

Pour notre part, nous vous livrons une petite sélection complètement subjective :

Par exemple, la projection du Rocky Horror Picture Show, avec la participation dans la salle des Sweet Transvestites, fan-club officiel du film-culte : ce sera le 10 mars à 19H30 au CNP Terreaux.

Autre curiosité, The Return of Post Apocaliptic Cowgirls. Le titre est évocateur : une atmosphère de fin du monde, des survivantes qui se trouvent être des cow-girls … et c’est interdit aux moins de 18 ans parce que l’une d’elles est une dominatrice et les 3 autres rêvent de soumission, bref un porno sado-maso futuriste par la réalisatrice Maria Beatty ! (samedi 9 mars, minuit, CNP Terreaux)

Surtout, le point G (centre de ressources sur le genre de la bibliothèque municipale de Lyon, situé à la Part-Dieu), propose tout une série de documentaires, en partenariat avec le Collectif lesbien lyonnais et l’émission de Radio Canut On n’est pas des cadeaux.

D’abord, « Audre Lorde, les années berlinoises : 1984-1992 » de Dagmar Schultz (Allemagne, 2010, 79 mn)

Petit extrait de la présentation : « Audre Lorde est une poétesse noire, lesbienne, féministe… Féministe chez les antiracistes, lesbienne parmi les féministes, noire dans les réseaux lesbiens, etc. Elle bouscule les évidences identitaires, y compris au sein des mouvances militantes (…) Lorde appelle à une prise de conscience de toutes les dimensions qui nous situent socialement, et ce qu’elles impliquent de violence subie mais aussi exercée sur d’autres. Elle nous fait partager ce moment où les différences sont reconnues en soi et à l’extérieur, pour être transformées en expérience collective de création et de lutte. Une leçon de sagesse révolutionnaire !  »

C’est vendredi 8 mars, à 18H, à  la bibliothèque de la Part-Dieu.

Ensuite, le 9 mars, une après-midi de films trans à la bibliothèque du 1er.

A 14H « Boy I am » par Samantha Feder et Julie Holla
 (USA, 2006, 72 mn)

Est-ce que, si on change de sexe, on change forcément de genre ? Est-ce qu’on passe de l’autre côté de la barrière de la domination de genre ? Les trans FtM (femme vers homme) commettent-ils un acte de trahison féministe ? 
Ces questionnements qui traversent les mouvements féministes et lesbiens aux Etats-Unis sont abordés par ce documentaire à travers une série d’entretiens avec 3 jeunes FtM en transition et avec des militantes féministes et lesbiennes.

A  16H « Diagnosing Difference » (Diagnostiquer la différence) d'Annalise Ophelian
 (USA, 2011, 63 mn)


Déjà projeté à Lyon (on en avait parlé sur le blog), ce doc s’intéresse au traitement social et médical de la transsexualité aujourd’hui. Parcours normé, encadré, psychiatrisé, l’accès aux traitements hormonaux, aux opérations chirurgicales, au changement d’état civil est contrôlé par différents « spécialistes ». Ce film donne la parole aux premières concernées, des personnes s’identifiant elles-mêmes comme trans (transgenre, transsexuel-le-s, gender queer).

Les débats de l’après-midi sont animés par JAms Aguila, traducteur de Diagnosing Difference, et des personnes trans de Lyon et Grenoble.

Et aussi, le mardi 12 mars à 18H, à la bibliothèque du 7ème Jean Macé
« She’s a boy I knew », de Gwen Haworth (Canada, 2007, 70 mn)
 La réalisatrice raconte dans ce documentaire sa transition MtF (d’homme en femme) de 2001 à 2004 : son parcours, ses questionnements, les réactions de ses proches. Elle interroge aussi sa famille et son entourage.

 Bon festival !