vendredi 26 mai 2017

Ravalement de façade !




Notre beau blog Super Féministe a déjà 5 ans… Et ça fait déjà un moment qu’on voudrait le faire évoluer : rubriques, visuels, textes de présentation…
Alors prenons un moment ensemble pour en discuter…
Venez avec vos idées, vos propositions, ou venez sans rien, juste pour dire ce que vous pensez du blog, ce qu’on pourrait améliorer, ce qui manque… Ce sera aussi l’occasion de parler du fonctionnement collectif du blog, et de passer une soirée ensemble autour d’un
Apéro Blog
Lundi 29 mai – 19H
Au Planning Familial
Vous pouvez aussi amener quelque chose à boire ou à manger !


Planning Familial 2 rue Lakanal 69100 Villeurbanne
Tel : 04.78.89.50.61
Accès tram T1 ou T4 arrêt Tonkin
Le soir, le centre est fermé : passer par l’entrée de l’immeuble (interphone « Planning Familial » n°13)



vendredi 12 mai 2017

Pourquoi féminiser notre langage est important

Ce texte fait suite à une newsletter de Grrrnd Zéro -orga de concert dans l'agglomération lyonnaise- lettre diffusée le 16 avril 2017 et dans laquelle s'était glissé un texte développant un point de vue exotisant, sexiste et paternaliste sur la féminisation du langage. Ce texte a provoqué de nombreuses réactions (dont un mail de quelques superféministes) qui ont donné lieu, dans la newsletter suivante, à des excuses ni satisfaisantes ni suffisantes. Suite à tout ça, on s'est rendu.e.s compte à superféministe qu'on n'avait jamais parlé féminisation sur le blog. On espère qu'ainsi exposés, les enjeux de la féminisation du langage seront peut être mieux compris, et que ce texte pourra être utile à toutes personnes ou orga désireuses, devant la nécessité de le faire, de modifier leur pratique.

Pas trop de scoops pour commencer : la grammaire française est un outil d'oppression. Elle a été conçue comme telle, pour inférioriser et invisibiliser les femmes et le féminin, tout en confortant la binarité. C'est surtout au 17e siècle et avec l'Académie Française que l'ordre patriarcal a pris possession de la grammaire, dans un projet volontairement sexiste : « Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle » écrit en 1767 le grammairien Beauzée. Jusqu'à aujourd'hui la grammaire officielle est restée sexiste : le masculin "l'emporte" sur le féminin au pluriel, le masculin est soi-disant "universel" et neutre. Depuis, il est difficile de faire accepter la fin de la masculinisation systématique des noms de métiers (masculinisation qui ne date pourtant que du 17è).

Mais l'idée que l'invisibilisation du féminin dans la langue est un outil central de pouvoir, de limitation, d'oppression masculine n'est pas nouvelle non plus, héhé. Dès 1898 Hubertine Auclert lutte pour une féminisation de la langue française.

La féminisation de nos langues contemporaines ne repose pas sur le postulat (positiviste, rationaliste et mécaniciste) que la langue détermine la société. Elle tient à un ras-le-bol éprouvé par des femmes, mais aussi par des personnes ne se définissant pas dans une conception binaire des sexualités et des genres, d'être invisibilisées dans le langage écrit et parlé. Elle tient au ras-le-bol de ces personnes de s'invisibiliser elles-mêmes dans leurs textes et paroles, et donc de ne pas avoir la visibilité à laquelle elles ont légitimement droit.

En luttant contre la masculinisation du langage et pour sa féminisation, l'objectif est d'éviter que seuls des hommes se sentent concernés par tout énoncé. Il s'agit de tenter de réduire une sociabilité masculine excluante de tout ce qui n'est pas mec-cis*, souvent imposée de fait. Il s'agit, en s'adressant explicitement à TOUTE personne quelque soit son genre et son sexe, de faire en sorte pour que TOUTE personne puisse se sentir interpellée et concernée, parce que TOUTE personne aura été prise en compte dès le départ et au moment de la rédaction d'un texte. Ne pas reproduire dans le langage la non-mixité des dominants, c'est rendre possible une plus grande mixité sur place en évitant que seuls des hommes se sentent légitimes à être présents. Il s'agit d'amorcer une prise de conscience sur le fait que le soi-disant universalisme de notre langue (mais pas que, et pas que sur le plan du genre) laisse de côté une partie de l'humanité.

L'effort est minime (il suffit de quelques signes) et l'effet peut être important, voire gigantesque. Pour les principes de base voici quelques ressources concrètes à propos de la langue française :

Un article de la boîte à outils de Rebellyon publié en 2012 expliquant aux auteur.e.s pourquoi et comment féminiser leurs textes .

Et puis on signale une collection de ressources toute fraîche (novembre 2016) pour en savoir plus :
http://www.theholyculotte.com/2016/11/sexisme-de-la-langue-francaise-et-ecriture-inclusive-ressources/

Cette langue nouvelle que nous inventons et que nous nous approprions au jour le jour accompagne nos luttes, et ne saurait être tenue pour seul moyen ou comme un moyen permettant à lui seul de mener à bien toutes nos luttes. Les combats féministes et queer ne commencent pas par le langage et ils n'y finissent pas : par contre, l'évolution du langage est une étape que nous considérons comme indispensable. La réflexion pour une langue féministe et non-oppressive est une démarche politique générale. Elle contribue à changer ce monde patriarcal dont nous ne voulons pas. Chacun.e peut participer au mouvement, en commençant par soi-même : être à l'écoute, respecter les luttes féministes et queer, apprendre aux côtés de celles et ceux qui luttent et sont les principal.e.s concerné.e.s, ne jamais croire savoir mieux qu'illes ce qui est bon pour illes, ne pas reformuler ou déformer leurs prises de paroles.


Un travail sur le comportement de chacun.e, lors de toute interaction, est également nécessaire. Les écrits de Corinne Monnet le montrent bien et ce court guide transmis par les Panthères Roses de Montréal est d'une aide précieuse pour changer :
http://www.lespantheresroses.org/outils/langue-macho.html

Pour aller plus avant dans une évolution proféministe, une ressource éclairante sur l'engagement des hommes dans le féminisme, c'est cadeau :
https://www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2016-1-page-170.htm


* Mec cis = homme cisgenre. Personne de genre masculin dont l’expression de genre correspond globalement aux critères en vigueur attribués à l’homme dans nos sociétés.


mercredi 10 mai 2017

Contre l'homophobie, le 17 mai et les autres jours!




https://scontent.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/18342493_982523385223081_5947083261321269036_n.jpg?oh=a028e93bd21777890e1b71a24e58f290&oe=59C00527


 Samedi 13 mai, le centre LGBTI organise  
une journée des droits des minorités de genre & sexuelles,
 avec des stands de diverses associations, place Sathonay de 10 à 19h.
Voici le lien de l'événement : https://fr-fr.facebook.com/events/1527425633954331/




Et le jour de l'IDAHOT (International Day Against Homophobia, Transphobia & biphobia), SOS Homophobie présentera son rapport annuel sur l'homophobie, à 18h 30 au Lavoir Public (4 impasse Flesselles,Lyon 1er)
https://www.sos-homophobie.org/sites/default/files/styles/edito/public/banniere_ra_2017.jpg?itok=VqoYwQEU

mardi 9 mai 2017


Le PCMMO - Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient, festival qui existe depuis 12 ans en région parisienne, se fait une petite virée en région lyonnaise cette semaine. Une sélection de films mettant à l’honneur des femmes documentaristes sera diffusée du 10 au 13 mai au CNP Bellecour.

Avec notamment :

Tes cheveux démêlés cachent une guerre de 7 ans
Un documentaire de Fatima Sissani


Eveline, Zoulikha, Alice. C'est le regard croisé de trois femmes, engagées au côté du FLN, sur la colonisation et la guerre d'indépendance algérienne. Elles connaîtront la clandestinité, la prison, la torture, l'hôpital psychiatrique. C'est au crépuscule de leur vie qu'elles choisissent de témoigner, après des décennies de silence.

Projection suivie d’un débat avec la réalisatrice
le mercredi 10 mai à 20H30

Il y aura aussi des portraits de femmes rebelles et artistes, un documentaire sur des rituels autour de la virginité en Tunisie, un regard sur le travail d’une psychiatre en Palestine confrontées aux  blessures de la guerre... Découvrez toute la sélection sur :

http://www.cinemas-lumiere.com/evenement/12e-panorama-cinemas-maghreb-moyen-orient-10-13-mai/
www.pcmmo.org
www.facebook.com/PCMMOfestival

Cinéma Lumière Bellecour
12 rue de la Barre
69002 Lyon

mercredi 3 mai 2017

Dans les librairies lyonnaises tout bientôt…


Rencontre-discussion avec les auteur.e.s Morgane MERTEUIL et Matthieu RENAULT autour du livre “Pour un féminisme de la totalité”

Le Samedi 13 mai à 15h

A la librairie Terre des Livres

86 rue de Marseille Lyon 07

Ouvrage dirigé par Félix Boggio Éwanjé-Épée, Stella Magliani-Belkacem, Morgane Merteuil et Frédéric Monferrand, publié par les Éditions Amsterdam et la revue Période.

Présentation par les Éditions Amsterdam :
« Le féminisme fait souvent office de faire-valoir à tous les programmes, émancipateurs ou non. Du côté du bloc au pouvoir, les « droits des femmes » sont devenus un argument du maintien de l’ordre, des lois islamophobes à la politique d’incarcération des non-Blancs. Parmi les progressistes, le féminisme est une lutte parmi d’autres, qu’on cite volontiers entre l’antilibéralisme et la défense de l’environnement. À l’inverse, ce livre propose de donner toute sa portée au féminisme, de restaurer sa vocation révolutionnaire, de clarifier sa contribution à tout projet de bouleversement de l’ordre des choses. En quoi transformer la famille, la sexualité, l’organisation de la reproduction sociale et biologique, le travail domestique ou encore le travail affectif implique-t-il de révolutionner la vie quotidienne, la santé, la culture, le travail salarié, le logement, la vie collective, les allocations sociales ? Comment les apports du féminisme noir permettent-ils de repenser le dépérissement de l’État ?
Ce recueil, regroupant des textes fondateurs du féminisme marxiste et des articles plus contemporains, est un manuel à l’usage de celles et ceux qui ne se satisfont pas de transformations partielles, mais qui entendent changer le système dans sa totalité. »

SOMMAIRE

Introduction : Programme pour un féminisme de la totalité
Eleanor B. Leacock : Le genre dans les sociétés égalitaires
Matthieu Renault : Alexandra Kollontaï et le dépérissement de la famille… ou les deux verres d’eau de Lénine
Johanna Brenner et Maria Ramas : Repenser l’oppression des femmes
Tithi Bhattacharya : Comprendre la violence sexiste à l’époque du néolibéralisme
Sara Farris : Les fondements politico-économiques du fémonationalisme
Silvia Federici : Le féminisme comme mouvement antisystémique
K. D. Griffiths et J. J. Gleeson : Kinderkommunismus. Une proposition communiste d’abolition de la famille
Kevin Floyd : « Mères porteuses » et marchandisation des tissus organiques : une bioéconomie mondialisée
Johanna Brenner : Sur le travail sexuel : une perspective féministe révolutionnaire
Morgane Merteuil : Le travail du sexe contre le travail
Peter Drucker : La fragmentation des identités LGBT à l’époque du néolibéralisme
Gianfranco Rebucini : État intégral, bloc historique et homonationalisme en France : une analyse gramscienne des politiques des droits
Morgane Merteuil : Le travail du sexe contre le sexe : pour une analyse matérialiste du désir Angela Davis : Violences sexuelles, racisme, impérialisme








Débat avec Laurence DE COCK 


le Jeudi 4 mai à 19 h

A la librairie Terre des Livres
86 rue de Marseille Lyon 7

pour Paniques identitaires. L’identité au prisme des sciences sociales, Editions du Croquant.

« Alors que le crise sociale et politique engendrée par des décennies de politiques libérales agressives s’approfondit et se manifeste par des inégalités sans cesse croissantes, les « questions identitaires » ont tendu ces dernières années à être instituées dans la sphère médiatique, parmi certains intellectuels et dans les discours de droite ou de socialistes comme centrales au détriment des clivages de classes ou de la lutte contre les inégalités de classe, de race, de genre…
Cet ouvrage propose une analyse des « paniques identitaires » qui ont récemment fait la Une des médias dominants (« affaire du burkini », cafés interdits aux femmes…) mais aussi les polémiques autour de la composition de l’équipe de France de football, de l’enseignement de l’histoire ou de la « théorie du genre », des menus dans les cantines scolaires, etc., en les resituant dans le contexte politique et intellectuel de ces dernières années et dans les évolutions historiques de la construction des figures de l’altérité. »


Lecture de textes de Aslı Erdoğan et Pınar Selek 
le vendredi 5 mai à 19 H




A la librairie libertaire la Gryffe
5 rue Sébastien Gryphe Lyon 7

Evénement organisé par le Collectif lyonnais de solidarité avec Pinar Selek lyonnais, dans le cadre de l’appel « Lire pour qu’elle soient libres » lancé par Kedistan.

Femme de lettres et journaliste engagée, Aslı Erdoğan a été emprisonnée en 2016 suite au coup d’État puis relâchée sous condition en attendant son procès.

Pınar Selek, sociologue et militante engagée dans de nombreux combats, notamment féministes et antimilitaristes, a été accusée à tort de terrorisme et emprisonnée. Elle est actuellement exilée en France. Elle subit une persécution judiciaire depuis 19 ans maintenant. En janvier 2017, sa quatrième relaxe consécutive a été annulée et elle est de nouveau menacée d’une peine de prison à perpétuité.

Extraits du Bâtiment de pierre et du Silence même n’est plus à toi, recueil de chroniques qui l’a conduite en prison, d’Aslı Erdogan et de Loin de chez moi mais jusqu’où de Pınar Selek, par la comédienne Anne Monteil-Bauer.
La lecture sera accompagnée d’un point sur leur situation et sur les actions à entreprendre à Lyon.

jeudi 27 avril 2017

Réunion entre deux tours


Prochaine réunion Super Féministe
Mardi 02 mai à 19H

Au Planning 
Familial
Si vous venez pour la 1ère fois : bienvenue sur un  temps d’accueil et présentation à 18H30 !
Planning Familial 2 rue Lakanal 69100 Villeurbanne
Tel : 04.78.89.50.61
     Accès tram T1 ou T4 arrêt Tonkin
Le soir, le centre est fermé : passer par l’entrée de l’immeuble (interphone « Planning Familial » n°13)