vendredi 15 septembre 2017

Après la réu de rentrée... voilà le pot de rentrée!




Photo non contractuelle !

Autour d’un verre, (binouse, jus de fruit, tisane…), retrouvons-nous pour démarrer une nouvelle année, échanger, se connaître, se revoir, faire des projets… 

Le pot de rentrée,  c’est 
mardi 26 septembre à 19H
  
Au Planning Familial 

Vous pouvez amener un truc à boire ou à manger à partager !


Planning Familial
2 rue Lakanal 69100
Villeurbanne
Tel : 04.78.89.50.61

Accès tram T1 ou T4 arrêt Tonkin
Le soir, le centre est fermé : passer par
l’entrée de l’immeuble (interphone
« Planning Familial » n°13)

lundi 4 septembre 2017

Superféministe fait sa rentrée 2017 !

Après un repos bien mérité, Superféministe revient pleine de force, de courage et de détermination pour l'année à venir. Et elle en aura besoin car la rentrée sera chaude !

La lutte contre les oppressions sexistes, homophobes, transphobes, racistes et de classe continue, tant qu'il le faudra. Pour y contribuer Superféministe propose de donner une visibilité aux prises de positions, évènements et initiatives féministes en particulier (mais pas que), au niveau local : manifs, actions, débats, ateliers, dans l'agglomération lyonnaise et sa région. Parce que notre mobilisation pour la défense de nos droits et de nos vies demande, afin d'être efficace, la circulation de l'information et la dissémination de nos idées révoltées, sur le net comme dans  la rue.


Alors si toi aussi tu veux agir, viens nous retrouver !

Réunion de rentrée mercredi 6 septembre à 19h au Planning Familial

Cette réunion sera l'occasion de se rencontrer ou de se retrouver pour envisager ensemble les forces et moyens de nos luttes à venir.

Planning Familial 
2 rue Lakanal 69100 Villeurbanne
Tel : 04.78.89.50.61

Accès tram T1 ou T4 arrêt Tonkin
Le soir, le centre est fermé : passer par l’entrée de l’immeuble (interphone « Planning Familial » n°13)

Chacun.e peut apporter des grinotis grignotas et autres glougloutons

Droit à l'avortement : Tour opérator des consulats

Bienvenue pour notre tour opérator des consulats européens à Lyon !

Samedi 16 septembre, Patriarcat Airlines sera fière de vous emmener devant plusieurs consulats lyonnais pour en apprendre plus sur la situation du droit à l'avortement dans plusieurs pays européens (mais pas que) et pour revendiquer l'inscription du droit à l'ivg dans le "matrimoine" européen.

Cette mobilisation est à l'initiative du collectif de défense de l'IVG du Rhône, et en partenariat avec H/F Rhône-Alpes, d'ailleurs sur ce plan vous pouvez en apprendre plus ici.

Une mobilisation d’ampleur européenne est organisée autour du 28 septembre, journée internationale pour le droit à l’avortement, à l’appel de plusieurs dizaines d’associations et de collectifs. Une pétition européenne a été lancée.

Qu’est-ce que ce « tour operator des consulats » ?

S’inspirant d’une action de militant-e-s espagnol-e-s menée lorsque le gouvernement menaçait le droit à l’IVG en Espagne, cette mobilisation se veut originale et ludique par sa forme : les participant-e-s seront invité-e-s à suivre des hôtesses devant les différents consulats présents à Lyon, ainsi que devant la Préfecture, représentante de l’Etat français, et à découvrir quelle est la situation des femmes souhaitant avorter sur chaque territoire.
De petites surprises viendront animer ce parcours informatif et militant.

RDV à 14h30 devant le Consulat d'Italie, 5 rue du commandant Faurax, Lyon 6e
 

On me souffle également dans l'oreillette de rester attentive.f car une autre mobilisation lyonnaise aura lieu le 28 septembre.

Pourquoi se mobiliser pour le droit à l’avortement en Europe ?

Aujourd’hui, le droit à l'avortement au sein de l'Europe relève de la compétence de chaque Etat.
Interdit à Malte, sous hautes contraintes en Irlande, en Hongrie et en Pologne. le droit à l’avortement, même légalisé est, peut ou pourrait être remis en question par
le maintien de la clause de conscience des médecins (Italie),
l’absence de structures hospitalières adéquates (Grèce, Bavière),
les restrictions de personnels et les suppressions des centres pratiquant l'avortement lors de restructurations hospitalières (France),
et, dans tous les pays, par l’élection de gouvernements réactionnaires, conservateurs et rétrogrades.

Il s’agit de (ré) affirmer notamment que :

• L'accès à l'avortement est un droit ;
• L'avortement est un choix personnel - mon corps m'appartient, je choisis ma vie ;
• Des moyens financiers doivent être donnés pour que les centres pratiquant l'avortement et les centres de planification soient accessibles à toutes sur les territoires ;
• L'éducation à la vie sexuelle doit être prodiguée à toutes et à tous pour qu'elles et ils puissent avoir des choix libres et éclairés ;
• Les délais légaux pour avorter doivent être harmonisés sur ceux des pays les plus progressistes en Europe et les États doivent dépénaliser totalement l'avortement.

Visitez le site http://avortementeurope.org/
Et signez la pétition https://www.change.org/p/les-gouvernements-des-pays-d-europe-pour-le-droit-à-l-avortement-partout-en-europe?recruiter=17173164&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=share_for_starters_page


dimanche 23 juillet 2017

Journée internationale de la femme africaine

Le 31 juillet, c'est la journée internationale de la femme africaine fondée par la militante Aoua Keita (oui, oui, en 1962 même, reconnue par l'ONU et tout et tout !). N'en déplaise son intitulé un peu "la fâââââme", c'est une journée qui a pour objectif de mettre en lumière les diversités des femmes africaines et afro-descendantes. 
A Lyon, le collectif Des Raciné.e.s organise un évènement au Rita-plage le 30 juillet, autour de la projection du film "Poussière de femmes" de Lucie Thierry.


Pour y aller, il faut s'inscrire n'oubliez pas ! Et si vous voulez soutenir l'initiative, la cagnotte est ici :-)
Bon film et bon débat !

jeudi 20 juillet 2017

Chaud, il est chaud mon bull'tin

Et voilà le bulletin n°59 du Planning 69 !

Au menu de saines lectures pour l'été sur l'actualité féministe et l'actualité du Planning à Lyon et ses environs, avec des analyses de films, des retours sur les marches des fiertés ici et ailleurs, des nouvelles de la Pologne... Bonne lecture !

http://www.leplanning-rhonealpes.org/wp-content/uploads/2017/07/Bulletin-59-juillet-2017.pdf

mardi 4 juillet 2017

Les ordonnances Macron : un projet antisocial et antiféministe


  • Le concept de l'ordonnance :

Non, ce n'est pas comme une prescription de pilule. C'est plutôt une manière de faire avaler au Parlement la couleuvre de l'ultralibéralisme sans s'embarrasser des gen-te-s qu'on vient à peine d'élire. En gros, Macron fait voter une « loi d'habilitation » : pendant une durée déterminée (ici un an), il peut légiférer sur un domaine particulier sans que le Parlement ait son mot à dire. Merci la séparation des pouvoirs, bye bye c'était sympa d'être venue.

  • La « flexibilité », c'est la sécurité.
Et ton père, c'est Musafa du roi lion ? Sur le ton de « le chômage c'est la faute au code du travail », et les « licenciements, c'est la faute aux ouvriers » (on ne parle pas des ouvrières, hein, de toute façon il faut croire qu'elles n'existent pas pour la Team Macron). Dans le même style, il y a aussi « Pauvres patrons en difficulté », etc etc. Bref, il est temps de revenir à quelques bases sur le plan économique :
  • Pouvoir licencier plus facilement, c'est pouvoir licencier plus facilement. Ce n'est pas réduire le chômage, au contraire c'est l'augmenter. Et depuis l'année dernière et la première mouture de la « loi travail », observe-t-on une baisse du chômage ? Eh ben non. Ce n'est pas difficile de licencier en France, déjà. Et les autres lois de « flexibilisation » du marché du travail ne fonctionnent pas non plus.
  • La flexibilité du temps de travail c'est des horaires variables, qui nuisent à la vie personnelle (comment s'organiser pour sa vie familiale, associative, militante quand nos horaires de travail varient constamment, quand il faut s'adapter aux besoins du patronat?). C'est aussi le recours encore plus important au travail fractionné : être payé.e 2H puis ne plus être payé.e pendant 1H (sans avoir le temps de rentrer chez soi) puis être à nouveau payé.e le soir... C'est aussi devoir travailler plus longtemps sans être payé.e plus : les entreprises ont toute latitude pour modifier la durée hebdomadaire du travail sans nécessairement augmenter les rémunérations. Sympa. Et donc vlan, plein d'heures supplémentaires difficiles à refuser. Heures supplémentaires, qui, c'est bien connu, réduisent le chômage... (ironie, mon amie).
  • Et quel.le.s salarié.e.s vont se voir imposer le plus des horaires non-désirés en entreprise ? Hein ? A votre avis ?

  • Les accords d'entreprises et les référendums d'entreprises qui priment...
L'inversion de la hiérarchie des normes, c'est qu'au lieu que ça soit la loi qui décide pour tout le monde, et qu'une décision prise au sein d'une entreprise ne peut pas être défavorable aux salarié.e.s : c'est ce qui est le plus favorable aux salarié.e.s qui prime toujours. Une bonne façon de reconnaître l'asymétrie de pouvoirs et d'informations entre patron.ne.s et salarié.e.s. Avec le projet de Macron, on fait exactement l'inverse : un référendum d'entreprise peut influer sur les droits des salarié.e.s au mépris de la loi. Concrètement cela signifie qu'un patron.ne peut contourner allégrement les syndicats et les représentant.e.s du personnel. Le référendum, ça paraît quand même pas mal non ? Eh ben dans la pratique c'est pas si démocratique : les patron.ne.s peuvent facilement, à l'échelle d'une entreprise, faire pression pour faire voter dans tel ou tel sens. Beaucoup n'hésitent pas à faire du chantage à l'emploi. Ca a déjà commencé avec la loi El-Khomri : par exemple les salarié.e.s d'une usine de Moselle ont accepté en juin 2016 de travailler 39h payées 37h. Merci qui ?
  • La suppression du comité d'hygiène et sécurité
Là encore, ce qui relève de la loi actuellement relèverait ensuite de la négociation au sein de chaque entreprise. Au lieu donc de prendre en compte des métiers pénibles et peu reconnus (comme les caissières et leurs tendinites à répétition), au contraire, on détricote les protections. Merci qui ?

Aujourd'hui, les femmes sont en moyenne payées 26% de moins que les hommes. Ce sont les premières à subir le temps partiel imposé, et elles effectuent 66 % du travail domestique en moyenne : soit donc une double journée de travail. Qui devra arrêter le travail au détriment de son autonomie sociale et économique parce que le salaire féminin sera plus encore qu'aujourd'hui considéré uniquement comme un « salaire d'appoint » ? Culturellement, les filles et les femmes sont éduquées pour moins revendiquer, refuser le conflit, et du coup accepter ce qui n'est pas forcément acceptable. Qui a été socialement éduquée pour fermer sa gueule (même au sein des syndicats) ? Qui travaille prioritairement dans les métiers du care, des soins à la personne non-reconnus, sous-payés, et pénibles physiquement et mentalement ? Qui donc va prioritairement pâtir des ordonnances Macron ? Sans suspense, les femmes, et les femmes ayant un statut précaire, celles étant racisées. Et celles en CDI ne vous réjouissez pas trop vite hein.

Qui doit donc décider de nos conditions de travail ? Macron, qui n'a jamais mis les pieds dans une usine sinon pour prendre des selfies avec des « ouvrières pour beaucoup illettré.e.s » ? Gattaz, le chef du MEDEF qui est ra-vi des propositions de Macron ? Ou nous-mêmes en nous organisant et en rejoignant les initiatives pour protéger ce qui reste du code du travail ?


vendredi 16 juin 2017

La marche des fiertés, c'est demain!

Tout est dans le titre!
Malgré des difficultés avec la préfecture (cf communiqué de presse ci-dessous), et même si celle-ci  entérine apparemment l'idée que le 5ème arrondissement appartiendrait aux fachos plus qu'aux autres, la marche aura bien lieu cette année.

Nous avons fait un atelier pancartes/banderoles avec le C2L et nous donnons un point de RDV commun :

13h45 devant le Veilleur de pierre
(intersection rue Gasparin/place Bellecour)




Samedi 17 juin aura lieu la 22e Marche des Fiertés LGBTI d’Auvergne-Rhône- Alpes. Ce matin la Lesbian and Gay Pride de Lyon a été informée que le parcours, déposé en décembre 2016, était frappé d’une interdiction partielle. La Préfecture du Rhône refuse que nous passions dans le 5e arrondissement et nous impose un nouveau trajet.

Deux poids deux mesures.
Les arguments avancés par la Préfecture du Rhône ne tiennent pas. Elle affirme que le défilé de la Marche des Fiertés LGBTI sur le Vieux Lyon bloquerait simultanément deux ponts et les quais empêchant ainsi les secours d’accéder au quartier.

Pourtant, selon les chiffres de la police, depuis 10 ans, la Marche des Fiertés LGBTI ne dépasserait jamais les 10 000 manifestants. Hors, en février 2014, la manif pour tous a emprunté exactement le même itinéraire alors qu’elle comptait 30 000 manifestants selon les mêmes services de police.

Devons-nous en déduire que la manif pour tous, pourtant 3 fois plus nombreuses, occupait moins d’espace que la Marche des Fiertés LGBTI ?

L’idéologie de la manif pour tous est en adéquation avec les idées nauséabondes des groupuscules d’extrême droite qui ne cessent de s’implanter dans le Vieux Lyon. Aussi, il est inacceptable, qu’en France, en fonction des idées politiques qu’elles défendent, certaines associations soient autorisées à manifester dans certains quartiers alors que d’autres non !

Etat d’urgence et effectifs de police
Pour justifier sa décision, la Préfecture du Rhône évoque également le manque d’effectif pour assurer le maintien de l’ordre, en cette période d’état d’urgence, alors qu’il y a, au même moment, d’autres événements culturels : « Jazz à Vienne » et « Nuits de Fourvière »

Ainsi la Préfecture a fait le choix de mobiliser d’important moyens humains de l’Etat pour sécuriser des événements culturels privés payants au détriment d’une manifestation politique et revendicatrice que l’Etat a l’obligation de sécuriser, remettant ainsi en cause la liberté de manifester ».

La Lesbian and Gay Pride de Lyon avait, par ailleurs, bien anticipé ce problème des effectifs en déposant son parcours dès décembre 2016.

Aujourd’hui, nous constatons que trop d’interdictions (partielles ou totales) de rassemblements publics ont souvent été justifiées par les autorités avec cet argument. A l’heure où le gouvernement souhaite pérenniser les principales mesures permises par l’état d’urgence dans le droit commun, ce cas très précis de Lyon démontre, encore une fois, les dérives qu’elles peuvent engendrer.

Sous prétexte que l’État est gêné dans les grandes largeurs par ce passage dans le Vieux Lyon, il ne peut pas sortir la « carte joker » de l’état d’urgence et les moyens humains inhérents pour masquer le véritable problème : l’extrême droite dicte ses lois dans le quartier.

Les organisateurs ne sont pas dupes. La préfecture avance des arguments fallacieux pour dissimuler la véritable raison de cette interdiction partielle : l’implantation des groupuscules d’extrême droite dans le Vieux Lyon, qui ont fait de ce quartier leur fief.
Aussi nous appelons, au-delà des revendications LGBTI, tous les défenseuses et défenseurs des libertés publiques à s’unir, ce samedi 17 juin, derrière notre mot d’ordre : « Ici et ailleurs, nos droits ne sont pas négociables ». Nous marcherons bien, malgré la pression et cette interdiction partielle, pour toutes celles et tous ceux qui ne peuvent pas, en Europe et ailleurs, se rassembler ou manifester pour défendre les droits des LGBTI.